14/02/2012 13:32 GMT
Madagascar réfléchit à l’établissement du sustème LMD pour l’enseignement supérieur.
La nécéssité d’entrer dans le système de la LMD se fait de plus en plus pressante étant donné le...
La nécéssité d’entrer dans le système de la LMD se fait de plus en plus pressante étant donné le contexte international.
En effet, Madagascar ne peut que suivre le mouvement afin de suivre la tendance européenne voire mondiale.
D’après Jean Éric Rakotoarisoa, vice-président de l'université d'Antananarivo, « Les Européens ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtront plus que les diplômes obtenus avec le système LMD à partir de 2015. Une situation qui oblige donc Madagascar à se conformer au plus vite à ce type d'enseignement pour avoir des références sur le plan international. Pourtant, on est bien loin de pouvoir basculer totalement vers ce système. Les ateliers pédagogiques sont menés à bien mais les ateliers financiers restent un grand dilemme qui n'ont pas été considérés »
Néanmoins tout cela a un prix. Le fait de basculer à un système LMD représente d’importants coûts que l’Université d'Antananarivo peut difficilement supporter.
« Je suis professeur à l'université et supposons que j'ai 400 étudiants pour 25 heures de cours. Ensuite, pour les encadrements et travaux en laboratoire, je classerai les étudiants par groupe de 10 ou 20 pour le même volume horaire, par exemple. Ce qui rendrait phénoménal le coût de mes heures complémentaires que l'État ne sera pas capable d'honorer. Pour tout dire, le système LMD a besoin d'un maximum de professeurs qualifiés, ce qui n'est pas le cas à Madagascar. Ce qu'on va proposer au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur, c'est d'opter pour des LMD pilotes car il serait impossible de faire basculer les 54 départements en un clic. C'est seulement après qu'on jugera des points à voir pour le fonctionnement réel du LMD. Mais d'ici là, le temps nous est compté » Rappelle t-il.
Source : Allafrica.
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