21/11/2011 15:57 GMT
Le palmarès 2011 des meilleures écoles de commerce africaines
Nos confrères de Jeune Afrique nous dévoilent le palmarès 2011 des meilleures écoles de commerce africaines, on note que même si leur nombre est encore restreint, elles se rapprochent un peu plus des standards internationaux.
Après les palmarès 2008 et 2009, nos confrères de Jeune Afrique nous dévoilent le palmarès 2011 des meilleures écoles de commerce d’Afrique francophone. Celles qui grâce à la qualité de leurs équipements, de leurs professeurs et de leurs liens avec le monde de l’entreprise, forment les élites du continent. Force est de constater, que leur niveau reste globalement stable. Cette année, la nouveauté dans le classement Jeune Afrique réside dans l’apparition, parmi les meilleures écoles africaines d’une filiale d’un établissement français : BEM Dakar, inaugurée en 2008 par Bordeaux Ecole de Management (ex- ESC Bordeaux). En matière d’éducation comme dans les autres secteurs d’activités, l’Afrique constitue évidemment un marché à conquérir.
D’autres établissements hexagonaux ont crée leur antenne africaine. Euromed Management (ex-ESC Marseille Provence), déjà impliqué dans le projet de l’Ecole supérieure algérienne des affaires (ESAA), a ouvert son propre campus à Marrakech en 2009 ; et l’université Paris-Dauphine une antenne à Tunis la même année. Des candidats naturels qui pourront miser sur un atout de taille : leur notoriété à l’international.
Accréditation : le sésame
Prenant exemple sur l’Europe, les écoles africaines ont fait une obsession de la reconnaissance au-delà de leurs frontières. Décrocher une accréditation est sans doute le meilleur moyen pour y parvenir. Dans l’univers des business schools, trois organismes sont actuellement des références au niveau mondial : l’AACSB(Association to Advance Collegiate Schools of Business), l’EFMD (European Foundation for Management Development, dont la certification peut concerner l’école entière- Equis- ou un programme en particulier- Epas), et l’AMBA (Association of MBAs).
Obtenus sur la base d’un audit complet, ces labels donnent une visibilité immédiate à la formation, car ils garantissent le respect de standards partagés par les meilleurs, qu’il s’agisse de critères académiques, d’ouverture à l’international ou de la prise en considération des attentes des entreprises. Seules cinq institutions du continent, une égyptienne et quatre Sud-Africaine sont pour le moment détentrices des précieux sésames, à défaut beaucoup d’écoles du classement (Esca, ISM…) sont déjà membres d’au moins une de ces organisations : une étape indispensable avant l’obtention du label.
Au Maroc l’université Al Akhawayn pourrait sous peu marquer de précieux points dans ce match à distance. Son programme de bachelor sera audité courant novembre par l’EFMD, en vue d’une accréditation Epas. Une autre grande gagnante de ce système : BEM Dakar. Cette dernière revendique haut et fort une triple couronne ( AACSB, Equis, AMBA), en fait obtenue par sa maison mère. Mais les étudiants devraient bientôt y voir plus clair. Un audit aura lieu courant 2012 pour évaluer le standing de la filiale sénégalaise. En cas de succès, la valeur de ses formations grimperait évidemment en flèche.
Le double diplôme, un gage de crédibilité
Sans accréditation comment attirer à soi les étudiants les plus brillants ? les écoles du continent ont depuis longtemps répondu à cette question en nouant des partenariats avec des établissements étrangers, souvent prestigieux. Dans les cas les plus aboutis, cette collaboration a naturellement débouché sur un double diplôme, offrant aux élèves la reconnaissance tant recherchée.
A Casablanca, l’Ecole supérieure du commerce et des affaires (Esca) propose par exemple un master « achats et logistique » (bac+5) reconnu par Grenoble Ecole de Management (GEM), une institution régulièrement classée par le quotidien britannique Finantial Times parmi les meilleures business schools. De même, le centre africain d’études supérieures en gestion ( Cesag, Dakar) et le Management Development International Institute( MDI, Alger) profitent aussi du supplément de crédibilité que leur procurent les MBA délocalisés dans leur école par les universités Paris-Dauphine et Paris-Sorbonne. Enfin, du côté de l’ESAA, à Alger, la rentrée 2012 doit voir l’ouverture d’un cursus amenant in fine sur un double diplôme avec l’ESCP Europe ( ex-ESC Paris), un des fleurons français des écoles de management.
La pédagogie, premier des critères
Dans ce secteur, l’Esca de Casablanca se distingue par une montée en gamme depuis notre dernier palmarès. Son encadrement est ainsi passé de 28 à 36 professeurs permanents, dont 23 détiennent un doctorat ou un niveau équivalent, contre 15 auparavant. Un effort similaire a été observé au sein de MDI Alger et de l’Ecole supérieure de commerce de Tunis (ESC Tunis). Les business schools se caractérisent également par un enseignement en partie basé sur l’étude de cas. Tous les lauréats du classement sont dans ce domaine sur la même ligne, alternant les supports élaborés localement et ceux empruntés tantôt aux institutions les plus reconnues comme Havard, tantôt aux centrales de cas internationales ( CCMP, ECCH…).
A mesurent qu’elles se rapprochent des meilleures, les écoles privées font également de la recherche universitaire une priorité ( cette mission étant naturellement plus présente dans l’enseignement public). Loin d’être une simple posture, les travaux des professeurs et, le cas échéant, des doctorants, viennent irriguer les savoir transmis aux étudiants. D’ailleurs beaucoup, comme l’université Al Akhawayn, incitent leurs professeurs à publier dans des revues internationales. À signaler dans ce domaine l’initiative de MDI Alger, qui a crée en 2011 sa propre publication, intitulée Business Management Review. Remarquée par la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (FNEGE) avec le prix de la revue émergente, elle a pour ambition d’établir des passerelles entre la recherche en management et le monde des entrepreneurs.
Connecter l’école aux entreprises
L’attention portée par les business schools aux attentes du marché explique en grande partie leur succès. D’ailleurs, plusieurs établissements de notre palmarès, comme MDI Alger ou MSB, à Tunis ont d’abord débuté par l’offre de formations aux cadres en activité. Pour être certains de bien comprendre les besoins des entreprises, la plupart d’entre eux impliquent des dirigeants d’entreprise dans leur comité d’orientation stratégique. C’est le cas de BEM Dakar, qui a habilement mixé filiales de multinationales ( Sanofi Aventis, Allianz, Mazars) et entreprises nationales (Patisen, Chaka). La relation entretenue avec les professionnels se traduit également, au quotidien, par l’intégration dans chaque cursus de cours donnés par des intervenants extérieurs. Ainsi, le Cesag à Dakar, bénéficie de l’expertise de cadres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour ses formations en finance.
Retrouvez la suite de l'article sur jeuneafrique.com
© copyright StarAfrica.com