16/06/2011 10:49 GMT
Fally Ipupa s'ouvre à Star Africa
Fally Ipupa naît le 14 Décembre 1977 à Kinshasa en RDC. D’une famille catholique, le jeune garçon intègre très tôt la chorale de son église et commence à nourrir une véritable passion pour la musique. Avec les groupes de son quartier « new city » et « nouvelle alliance », puis un groupe de renommée nationale « talents latents », il se forge une petite réputation jusqu’à sa rencontre déterminante avec le quartier latin du célèbre Koffi Olomidé. Chanteur, guitariste, danseur et chef d’orchestre du groupe, l’artiste polyvalent se crée au fil des années, un solide univers musical et entame une carrière solo. De passage à Paris, il a bien voulu accorder une interview à www.StarAfrica.com pour le grand bonheur de nos internautes.
Bonjour Fally, qu’est ce qui vous ramène à Paris? (Nous sommes le 15 Juin 2011 Ndlr)
J’étais au stade de France pour la nuit Africaine ce 11 Juin. Une belle initiative qui a réunit beaucoup d’artistes du continent. Il faut dire aussi que je réside en France et à Kinshasa.
Pourquoi avoir choisi de faire de la musique votre métier?
Depuis petit, j’aimais beaucoup chanter et danser. A 14 ans à l’internat, j’ai commencé à animer les fêtes avec les copains de classe, à organiser les bals de fin d’année, les animations pendant les vacances… J’ai mis les pieds dans le plat et depuis, je ne les ai plus enlevé. Voilà !
A 33 ans, on peut dire que vous avez déjà un riche parcours. A quoi le devez-vous ?
Je dois tout à Dieu, mes parents et bien sûr à Koffi Olomidé. Dieu parce que c’est lui qui m’a créé et donné tout ce talent et ce savoir-faire. Mes parents parce qu’ils m’ont mis au monde, donné de l’éducation et Koffi car c’est avec lui que j’ai entamé une véritable carrière professionnelle et beaucoup appris.
Pour quel métier auriez vous opté si vous n’étiez pas chanteur ?
Je pense sincèrement que je serais mort sans un sou (rires). Non, plus sérieusement, j’ai vite pris goût à la musique et ça reste le métier que j’aime par-dessus tout. Je ne vois pas ce que j’aurais été sans la musique.
Star Africa veut promouvoir l’éducation et la formation des jeunes sur le continent.
Avez-vous aussi des projets dans ce sens ?
Bien entendu ! Déjà en tant que chanteur, on se doit d’être modèle. J’essaie donc de conduire des jeunes, d’être une sorte de messager pour ceux qui m’admirent. Pour réussir dans la vie, il faut être honnête, persévérant et correct. Il faut rester sur le droit chemin. Je suis par ailleurs ambassadeur de bonne volonté du PNUD. Nous donnons des concerts, menons des actions humanitaires pour aider et conscientiser les gens. J’ai par exemple participé à la vulgarisation du préservatif féminin au Cameroun. J’espère avoir l’occasion d’en faire plus.
Pour revenir à ce métier que vous chérissez tant, dites nous comment vous l’avez appris.
Je n’ai jamais fait aucune école de musique. J’ai tout appris sur le tas, avec des petits groupes de quartier, des amis qui partageaient ma passion jusqu’à mon entrée dans l’orchestre de Koffi Olomidé en 1990. Mon école a été l’école de la vie, l’école pratique. Mais le chemin n’est pas le même pour tout le monde. Que ceux qui font des études les finissent avant d’embrasser ce métier très difficile mais passionnant car c’est une chance. Une chose est sûre, on n’échappe pas à son destin. La musique finit par vous appeler quand elle vous choisit et vice versa.
Quel est votre modèle et pourquoi ?
J’en ai tellement ! J’adore Al Pacino, Lokua Kanza, P.Diddy, Marvin Gaye…Il y en beaucoup sur divers plans mais ils m’inspirent tous.
Il y en a forcément un qui vous inspire particulièrement…
Lokua Kanza. Pour moi et ça n’engage que moi, c’est le meilleur chanteur congolais vivant voire Africain. C’est un artiste que je respecte beaucoup et que j’admire. Il est complet et j’adore ce qu’il fait.
Et si nous parlions de votre actualité ?
Je m’envole bientôt pour les USA où j’ai été nominé aux BET Awards 2011. La cérémonie de récompense aura lieu 26 Juin prochain à Los Angeles. Je suis particulièrement fier de représenter mon continent dans la catégorie « Best International Act » (meilleur artiste africain) et aux côtés de monuments de la musique Africaine tels Angélique Kidjo du Bénin ou encore 2Face Idibia du Nigéria. J’espère être à la hauteur et glaner un prix.
Qu’avez-vous à dire à toute cette génération qui vous suit de près ?
J’aimerais lui dire que l’artiste Fally Ipupa n’est pas arrivé là par hasard mais par son travail, sa persévérance. Que ceux qui sont encore sur les bancs s’accrochent, idem pour tous les domaines de la vie. Il faut toujours rester dans le droit chemin, faire ce qu’on aime avec toujours beaucoup de maturité, de sérieux et de professionnalisme.
Rappelons qu’en 2007, Fally Ipupa a remporté le “Kora Awards” du Meilleur Artiste de l’Afrique Centrale, et aussi “Le Césaire” du Meilleur Artiste Africain.
En 2009, il a participé au “MTV Awards Made in Africa “. Entrez dans son monde et suivez toute son actualité sur www.fallyipupaworld.com
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